VERDI

ou la force du destin

Citharista met doublement Verdi à l’honneur au printemps 2026. En guise de mise en bouche,  elle propose le 8 mai prochain à la salle Paul Eluard une conférence animée par Hervé Derœux, musicien mélomane, spécialiste des concerts contés, qui tient régulièrement en haleine les auditoires des Universités du Temps Libre en PACA et en Bretagne. « Viva Verdi » sera émaillée d’extraits du Requiem et de trois opéras.    

Dans la foulée, notre chorale interprétera  la messe de Requiem de Verdi lors de 4 concerts de prestige, aux côtés du Chœur Philarmonique de Martigues et de l’Ensemble vocal Philarmonia de Marseille. Sur scène, les 4 solistes et les 150 choristes seront accompagnés par les 60 musiciens de l’Orchestre Symphonia 13, sous la direction de Jean-Claude Latil.

 

Affiche Requiem de Verdi

Dates et réservations des concerts du Requiem de Verdi

Jeudi 28 mai 2026 à 20h30

Marseille

Basilique du Sacré-Coeur

Samedi 30 mai 2026 à 20h00

Martigues

Théâtre des Salins

Vendredi 5 juin 2026 à 21h00

Saint- Maximin

Basilique Ste Marie-Madeleine

Dimanche 7 juin 2026 à 16h00

La Ciotat

Salle Paul Eluard

En cliquant sur BILLETTERIE, vous serez diriger vers le site HelloAsso : les ventes sont gérées par le Chœur Philharmonique de Martigues, chœur partenaire de l’évènement.

Attention de bien sélectionner la ville de votre choix.

Les places ne sont ni numérotées, ni réservables. Pensez à arriver en avance.

Verdi, symbole de l’art lyrique

Giuseppe Verdi naît en 1813 à Busseto, près de Parme, alors sous domination napoléonienne. Cocorico ! Verdi fut ainsi français … quatre mois.

Ses parents tiennent une ferme-auberge : des musiciens ambulants s’y arrêtent régulièrement, Verdi mêle sa voix aux leurs. C’est sur une épinette, sorte de clavecin, puis à l’orgue, qu’il s’initie à la musique et se fait remarquer. Son destin est tracé. De 1839 à 1893, Verdi écrit une trentaine d’opéras, parmi lesquels Nabucco, Rigoletto, Il Trovatore, La Traviata, La Forza del Destino, Aïda.

Il a bien failli pourtant renoncer à la musique à la mort de ses deux jeunes enfants puis, en 1840, de sa première épouse. La commande de Nabucco qui triomphe à la Scala en 1842, l’écriture du Chœur des Esclaves Hébreux (alias Va Pensiero), et sa rencontre avec la soprano Giuseppina Strepponi qui deviendra plus tard son épouse, lui redonneront goût à la vie et à la musique.  Sous la pression de ses mécènes, il travaillera dès lors sans relâche et composera jusqu’à un âge vénérable : il a 80 ans lorsque sort Falstaff, son dernier opéra. 

C’est en 1874 que, très affecté par la mort du grand poète italien Alessandro Manzoni, partisan comme lui de la réunification italienne face à l’occupation autrichienne, le Risorgimento, il crée en son honneur la Messe de Requiem à l’église San Marco de Milan, sorte d’opéra religieux qui offre un large éventail d’émotions par l’alternance de mouvements  lugubres et dramatiques avec des passages beaucoup plus doux voire joyeux. Du lyrisme à l’état pur. 

Le triomphe de la musique de Verdi est mondial et ne s’est jamais éteint jusqu’à ce jour, y compris dans le septième art. Harry Potter,  Django Unchained, Mad Max, notamment, l’inscriront à leur générique.  

Verdi meurt en 1901. Il avait souhaité des funérailles très simples, et elles le furent…une première fois. Mais il eut droit peu après à de secondes obsèques. Un chœur de 820 chanteurs dirigé par Arturo Toscanini accompagnera alors sa dépouille jusqu’à sa dernière demeure, en présence d’une foule immense et sur l’air de Va Pensiero,  indissociable de son œuvre, devenu un symbole du patriotisme et de la liberté. Giuseppe Verdi repose à Milan, auprès de Giuseppina, à la Casa di riposo per musicisti, un foyer pour musiciens qu’il avait largement contribué à financer et qui est toujours en activité. Jeunes musiciens et retraités s’y côtoient. De son oratoire, Verdi est à l’écoute….   

Dominique Gleizal Norgeot